Le site de Beuz contient une rubrique pour chacun de mes centres d’intérêts : mandriva linux, tarot, full metal planete, mes logiciels, etc...
L’usage de la messagerie institutionnelle aboutit à se poser la question de la conservation des archives de messagerie. Une fois la réponse obtenue, se pose la seconde question : oui, mais comment ? C’est à celle-là que je tente de répondre.
On considérera dans cet exemple que les messages à archiver sont stockés soit sur un serveur accessible par imap ou pop3 (peu importe que ce soit exchange, postfix ou exim...) , soit dans des fichiers PST , MBOX ou Maildir.
Nous utiliserons plusieurs outils :
Mozilla Thunderbird
le plugin "Import Export Tools" pour Thunderbird
Mhonarc
readpst
Leur installation sera abordé au point 4 de ce sujet.
Nous allons stocker nos messages dans un fichier au format MBOX puis le transformer en pages HTML. Pourquoi ce choix ?
Les pages HTML répondront aux besoins de consultation d’archives courantes sans avoir besoin d’un client de messagerie. Il suffit d’un navigateur web. De cette manière, nous essayons d’atteindre universalité et pérennité d’accès à notre archive [1].
Le fichier MBOX assurera la conservation des informations probatoires (notamment les en-têtes de messages) avec la possibilité d’y appliquer un hashage. Ici, nous essayons d’obtenir conservation et intégrité de l’archive [2].
Conserver sous forme de PST impose de continuer à utiliser Outlook dans les prochaines années et que ce format soit maintenu par son éditeur. Au vu de la progression de la qualité des webmail (OWA ou Zimbra par exemple), je ne parie pas là-dessus. MBOX tout seul nécessitera aussi un client lourd (même si on a une plus grande diversité d’outils). Les format Maildir, eml, msg posent très vite le problème de la quantité de fichiers (pour la technique de hashage, ça ne va pas être simple) et celle du client lourd. Pour toutes ces raisons, le couple (pages HTML+MBOX hashé) m’a semblé répondre le mieux aux différents besoins. A vous de conserver l’un ou/et l’autre ou adapter la méthode à vos propres choix.
Commençons par le plus simple : "Thunderbird" et son plugin "ImportExport Tool". Pour installer thunderbird, il suffit d’aller sur le site officiel : http://www.mozilla.org/fr/thunderbird/. Les utilisateurs de linux pourront faire confiance au paquet RPM ou DEB qui est proposé avec leur distribution.
Une fois Thunderbird installé, il faut encore le configurer. Au premier lancement, on vous propose de créer un compte ou d’ouvrir une boite mail existante. On ouvrira bien évidemment la boite email ou les boites emails que l’on veut archiver : contact@votredomaine.com, sav@votredomaine.com etc....
Lancez ensuite l’entrée "modules complémentaires" que vous trouverez dans le menu OUTILS, vous verrez plusieurs choses s’afficher mais ce qui nous intéresse est la zone de recherche en haut à droite qui va nous permettre de rechercher et installer "Import export tools".
Passons ensuite à Mhonarc. Vous irez sur le site web Mhonarc télécharger la dernière version (2.6.18 au moment où j’écris ces lignes).
MHonArc est écrit en langage perl, un langage non compilé (de type « script » ) très répandu ce qui en facilite d’autant plus la lecture, notamment pour en vérifier l’inocuité.
Les utilisateurs devront donc préalablement disposer de Perl sur leur machine. Perl est inclus dans les systèmes linux et Mac. Il est installable assez facilement sous windows. Lire la page de téléchargement de perl.org ou sur telecharger.com si vous préférez.
Readpst est téléchargeable sur le site de l’auteur si vous utilisez Linux et il en existe un portage sous windows téléchargeable sur http://www.marklyon.org/gmail/gmailapps.htm
Nous allons commencer par les messages accessibles par Thunderbird. C’est surtout le cas des messageries qui utilisent le protocole IMAP ou le protocole POP3 mais aussi les espaces de stockage au format Maildir. Depuis que vous avez installé le module IMPORTEXPORT TOOLS, il vous est possible en faisant un clic droit sur un de vos comptes de messagerie, de sélectionner « Import/Export—>Rechercher et Exporter »

Dans la fenêtre suivante, l’export se fait en 4 étapes :

Pour les fichiers PST générés par Outlook, vous devrez utiliser la commande readpst de façon très simple :
readpst nomdufichier.pst
Cette commande exporte le fichier du dossier courant répondant au nom de nomdufichier.pst. Par défaut, le résultat est au format MBOX, se situe dans le dossier courant et le nom du fichier est le nom du dossier (par défaut outlook attribue « dossier personnel ») sans l’extension ".pst".
Vous avez maintenant toutes vos archives de messagerie au format mbox. C’est le bon moment pour effectuer une empreinte numérique par la technique md5, sha256 ou sha512. Voilà ce qu’on a :
ls -ogh *mbox
-rw-rw-r-- 1 363M févr. 16 22:26 2009_mbox
-rw-rw-r-- 1 1,3G févr. 16 22:27 2010_mbox
-rw-rw-r-- 1 1,9G févr. 16 22:27 2011_mboxIl suffit alors de faire au choix :
md5sum *mbox >>mbox.md5
sha512 *mbox >>mbox.sha512Cela crée un fichier mbox.md5 ou mbox.sha512 qui contient l’empreinte numérique :
cat mbox.sha512
a31ec4961167a2fc8b100f028dfc39952a9193e1236a29bb5bc000ca15563bffdde98c8f0a8e61cbf539349215841dfd3fae913bf5e0dd8f241fa22273645ed1 2009_mbox
3cb8f9411c62875dd23ad9028810b1adb96aee2bd5312d93e15cbe0e27bdbe09d170dd6903f92639e2a453ab321e226af0a36b97e814f8f301c741c231b75aec 2010_mbox
ea15b33bccfb745b6145a25b8bb40b2b538e8b6808a18f784e042c3866faa110fccc768471ee1418c33c492e22ec1d4d394823318ac2828f61724062c468f7e0 2011_mboxEnfin , nous utilisons mhonarc pour créer nos archives html :
mhonarc Nom_du_fichier_mbox -rcfile common_fr.mrc -outdir dossier_de_sortie
Dans la ligne ci-dessus, vous remplacez Nom_du_fichier_mbox par votre fichier mbox et le dossier_de_sortie par votre propre choix (c :\archives ou /home/votrepseudo/archives) pourvu que ce dossier existe.
L’option -rcfile vous permet d’utiliser le fichier common_fr.mrc (en téléchargement en bas de ce article) lequel va permettre que les fichiers HTML générés par Mhonarc soient en français. Si vous préférez l’anglais, ne mettez pas "-rcfile common_fr.mrc".
Attention, je vous déconseille de lancer mhonarc sans mettre l’option "-outdir" suivie du chemin. Le nombre de fichiers générés est très important donc remisez-les dans un dossier créé pour l’occasion (Sinon vos fichier mbox seront noyés dans plein d’autres fichiers).
Dans ce nouveau dossier, vous trouverez une série de fichiers à l’extension .bin, jpg, pdf, doc, xls... Ce sont les pièces jointes que l’on retrouve dans les messages. Ne les détruisez pas.
Les fichiers à l’extension .html correspondent chacun à un message archivé sauf maillist.html et threads.html qui sont le catalogue complet de vos messages.
Pour lire vos messages archivés, il vous suffit maintenant de lancer maillits.html dans votre navigateur préféré. Vous pourrez ensuite cliquer sur un message, rechercher par date, par fil de discussion, par auteur ou titre. En cliquant sur un titre, vous verrez le contenu du message et les pièces jointes que vous pourrez également visualiser par un clic de souris.
Vous avez maintenant stocké vos archives de messagerie sous deux formats différents : mbox et html. Vous avez calculé les empreintes numériques de vos fichiers mbox. Il reste à stocker tout ça sur un support longue durée (DVD par exemple), lui-même rangé dans le coffre-fort. Les améliorations possibles sont :
la mise à disposition pour votre communauté de travail de ces archives au travers d’un serveur web intranet à accès sécurisé
l’ajout d’un moteur de recherche interne
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(pas de message pour le moment)
une petite image valant beaucoup de discours. Voici des captures d’écrans. Néanmoins vous n’échapperez pas au discours puisque je détaille ensuite les anciennetés... et les nouveautés, bien sûr.
Statistiques : Elles sont généralement une tentative de ranger le chaos mais pas ici ! Dans BzScore, les statistiques sont là pour bien montrer que si vous perdez ce n’est vraiment pas de votre faute : c’est à cause du hasard.
Vous trouverez parmi ces statistiques le taux d’attaque qui compte le nombre de fois où vous étiez attaquant (pourcentage de contrats demandés) et pourrez ainsi prouver que si votre adversaire a un meilleur score que vous c’est parce qu’il a pris plus souvent.
Vous disposez également d’un taux de réussite (nombre de contrats réussis sur nombre de contrats demandés) très pratique : votre adversaire a un meilleur taux ? Il joue "planqué" ! Votre adversaire a un taux plus bas ? C’est bien que vous n’avez pas de chance dans la répartition ! D’ailleurs la suite va le prouver...
Un gain moyen élevé (points en plus du contrat) avec un écart-type sur gain faible est le signe d’un joueur qui ne prend pas beaucoup de risques en attaque (le "planqué").
Un gain moyen faible est le signe d’un joueur qui n’a pas beaucoup de chance (si c’est vous) ou bien ne joue pas très bien (si c’est l’autre !)
Une perte moyenne faible avec un écart-type faible est le signe d’un joueur qui évalue correctement son jeu.
Une perte moyenne élevée avec un écart-type élevé est le signe d’un joueur qui n’évalue pas correctement son jeu tandis qu’une perte moyenne élevée avec un écart-type plus faible est signe de malchance (témérité jamais récompensée : c’est vous là, non ?).
Quant à l’écart-type total, je ne lui trouve absolument aucune signification mais puisque je pouvais le calculer, pourquoi s’en priver ? Si toutes les autres statistiques n’excusent en rien votre défaite, c’est donc celui-ci que vous utiliserez pour vous justifier.
graphique : Si vous utilisez ce logiciel c’est peut-être parce que vous êtes fâché avec les calculs alors les statistiques... et bien j’ai pensé à vous aussi : un joli graphique qui illustre parfaitement votre descente dans les profondeurs abyssales. Un simple clic sur la courbe vous permettra de savoir à quelle heure vous aviez fait cette garde contre le chien qui vous avait permis de redevenir positif pour quelques minutes... Perdre, c’est bien mais en image c’est mieux, non ?
suppression d’une partie :
Desormais, un clic dans le tableau des scores vous permet d’effacer une partie. Cela peut être utilisé pour supprimer une partie erronée. Une confirmation vous sera néanmoins demandée. Sachez toutefois qu’il sera possible de récupérer la partie "supprimée par erreur".
export vers un tableur
Vous en voulez plus ? Et bien débrouillez-vous : Un simple appui sur la touche F2 créera un fichier exportbzscore.csv dans le dossier courant lisible par la plupart des tableurs, notamment OpenOffice Calc.
petits correctifs ergonomiques
Il est possible de redimensionner la feuille de marque. Ainsi, vous pourrez profiter au mieux de la taille de votre écran.
à la conquête of ze world
BzScore présente en langue française par défaut mais s’il reconnait un environnement en langue anglaise alors il utilisera cette langue... sauf que c’est traduit par moi donc probablement un anglais, euh... très personnel. Ceux d’entre-vous qui sont agacés pourront corriger le fichier bzscore.en.po à l’aide d’un outil adapté ou d’un simple éditeur de texte. Si l’on crée le fichier bzscore.it.po (contenant les traductions en italien), bzscore.es.po (espagnol), bzscore.nl.po (néerlandais), bzscore.vs.po (vénusien), il devrait être capable de s’en servir aussi.
J’ai conservé quelques trucs de l’ancien logiciel...
Par exemple, il y a toujours le module d’apprentissage du calcul idéal pour les débutants : vous choisissez deux cartes et il vous dit combien de points ça fait. Parce que c’est toujours pareil, à la fin on se retrouve avec une dame et un valet, et ça fait combien déjà ?
Et surtout, toujours à destination des débutants, une explication détaillée qui permet de comprendre comment est calculé un score.
Comme la version 1, BzScore compte toujours les points au tarot, fait les totaux, sauvegarde le tout à 4 heures du matin et récupère les scores le lendemain soir pour la nuit suivante...
BzScore est toujours sous licence GPL et gratuit.
Mise à jour WINDOWS du 25 avril 2012 : la version 2.30 corrige les bugs qui m’ont été signalés. Plusieurs routines internes ont été réécrites entièrement (notamment les sauvegardes). Il se peut donc que de nouveaux bugs apparaissent. Merci de me les signaler.
version 2.31 : corrections de bugs
version 2.32 : corrections de bugs (sauvegarde, auto-appel)
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